Pourquoi je me prépare, et pourquoi vous devriez aussi (1/8)

Par Marc, ancien professionnel de la sécurité civile

Je ne suis pas né “prepper”. Pendant des années, comme beaucoup, je pensais que la sécurité était acquise, que les choses graves n’arrivaient qu’ailleurs. Et puis j’ai vu ce que ça donne quand les choses basculent. D’abord au travail, quand j’étais encore en poste à la sécurité civile, puis plus tard, dans ma propre vie, quand une simple coupure d’électricité a tenu ma famille dans le noir pendant trois jours, en plein hiver.

Aujourd’hui, je me prépare. Pas parce que j’ai peur, pas parce que j’attends la fin du monde, mais parce que j’ai compris une chose simple : en cas de crise, personne ne viendra nous aider tout de suite. Et plus on est prêt, moins on panique. C’est ce que j’explique à mes enfants, à mes voisins, et aujourd’hui, à vous.

Des risques bien réels, et de plus en plus fréquents

Quand je parle de préparation, je ne parle pas d’anticiper une invasion extraterrestre. Je parle de risques concrets, qui peuvent tous vous concerner :

  • Une tempête qui coupe l’électricité pendant plusieurs jours.
  • Une pénurie temporaire d’eau potable.
  • Une grève des carburants qui paralyse les déplacements.
  • Un confinement sanitaire.
  • Une crise sociale qui désorganise les services publics.
  • Un incendie de forêt qui oblige à évacuer en urgence.
  • Une cyberattaque qui bloque l’approvisionnement.

Je pourrais continuer longtemps. Ces situations, je les ai vues sur le terrain. Je les ai vécues parfois chez moi, parfois chez les autres. Et la réaction est toujours la même : sidération, panique, impréparation.

Mais j’ai aussi vu l’inverse : des gens calmes, organisés, qui savaient quoi faire parce qu’ils s’étaient posés la question avant.

Se préparer, ce n’est pas céder à la peur, c’est retrouver du contrôle

L’idée n’est pas de tout prévoir. C’est impossible. Mais on peut, très simplement, réduire notre vulnérabilité. C’est comme mettre une ceinture en voiture : on ne le fait pas parce qu’on prévoit un accident, on le fait pour être prêt s’il arrive.

Concrètement, se préparer, ça veut dire :

  • Avoir chez soi de quoi tenir quelques jours sans aide extérieure.
  • Savoir évacuer rapidement si besoin.
  • Pouvoir garantir un minimum d’eau, d’alimentation, de chaleur et d’hygiène à sa famille.
  • Garder ses esprits quand les choses se compliquent.

C’est du bon sens. Et ça peut se faire progressivement, sans bouleverser votre quotidien ni exploser votre budget.

Mon premier déclic

Pour ma part, tout a commencé le jour où une tempête a coupé l’électricité dans mon quartier pendant 72 heures. Plus de lumière, plus de chauffage, plus de téléphone au bout de quelques heures. Ma fille avait de la fièvre, et il faisait 3°C dehors. On a tenu, mais mal. Depuis, j’ai un stock de bougies, une lampe frontale fiable, une radio à dynamo, un petit chauffage au gaz, et surtout de quoi manger et boire pendant une semaine sans compter sur personne.

Ce que j’ai appris ce jour-là, c’est que les choses les plus basiques deviennent critiques dès qu’elles disparaissent : s’éclairer, se nourrir, se chauffer, se laver, communiquer. Et qu’en situation de crise, il vaut mieux avoir un plan que des regrets.

Par où commencer ?

Si vous êtes encore là, c’est que vous avez cette intuition que vous devriez faire quelque chose. Vous avez raison.

Voici quelques premières étapes simples :

  1. Commencez par un petit stock alimentaire de 72 heures. Sur Lyo & Emergency, vous trouverez des packs tout prêts pour une personne ou une famille, comme ce kit d’urgence 3 jours pour 1 personne.
  2. Préparez un sac d’évacuation léger, avec de l’eau, de la nourriture, des vêtements, une trousse de secours. On en parlera dans le prochain article.
  3. Faites une liste de vos besoins vitaux : alimentation, eau, hygiène, sécurité, santé. Puis demandez-vous : « Et si je n’avais plus accès à cela pendant 3 jours ? »
  4. Parlez-en autour de vous. Ce n’est pas un sujet honteux. Plus votre entourage est prêt, plus vous serez résilient ensemble.

Ce que vous trouverez dans ce guide

Dans les articles qui suivent, je vais vous expliquer comment j’ai organisé ma préparation personnelle, sans bunker ni budget militaire, juste avec du bon sens, un peu de méthode et l’expérience du terrain.

Je vous parlerai de stock alimentaire, de kits d’évacuation, d’eau, d’hygiène, d’enfants, d’entraînement… Et à chaque fois, je vous recommanderai les solutions les plus efficaces que j’ai moi-même testées ou validées.

Vous êtes prêts ? Alors on y va. Rendez-vous dans le prochain article pour parler de ce que vous devriez toujours avoir dans vos placards : un stock alimentaire fiable.

Publié dans: Survie & Autonomie